Une traduction n’est pas terminée quand chaque phrase anglaise possède son équivalent. Elle l’est quand la page paraît naturelle et que l’action suivante fonctionne dans la même langue.
Sur le site RDBK, nous avons donc traité la langue comme une partie du produit, pas comme un fichier de textes livré à la fin.
Garder l’intention, adapter la formulation
Notre voix anglaise est directe, chaleureuse et légèrement joueuse. La reproduire mot à mot peut raidir le français ou le néerlandais. Nous cherchons plutôt une formulation qui porte la même intention.
Un titre doit introduire son sujet. Un bouton doit expliquer l’action. Une petite blague peut disparaître si elle ne voyage pas bien. Le lecteur ne doit pas reconstruire la phrase anglaise pour comprendre.
Suivre le parcours après la page
Menus, URL, champs, erreurs et emails font partie de l’ensemble. Les suggestions de Rico aussi : une suggestion française doit envoyer un message français, pas lancer discrètement un échange anglais.
L’inscription à la newsletter reprend également la langue de la page. Redemander le même choix ajoute une décision déjà prise.
Laisser les mots tester le design
Un intitulé néerlandais peut demander plus de place. La ponctuation et le rythme français modifient l’équilibre d’un titre. Nous vérifions cartes, boutons et menus mobiles avec les vrais textes.
Réduire la police n’est pas toujours la bonne réponse. Il faut parfois laisser grandir le bloc, autoriser un retour à la ligne ou mieux reformuler.
Garder la source modifiable
Les outils de contenu permettent de modifier l’anglais comme les traductions et d’échanger les textes en JSON. La version d’origine peut ainsi continuer à s’améliorer.
Chaque changement demande toutefois de regarder les versions liées. La question utile n’est pas seulement « est-ce traduit ? », mais « le parcours reste-t-il cohérent ? »
Notre checklist de site bilingue aide à préparer le projet. C’est dans ces détails que la langue cesse de ressembler à un réglage pour devenir le site lui-même.



